Jour 24, mardi 6 septembre : L'assaut du Canigou



C’est après une nuit fraiche et venteuse qu’il nous faut une heure pour sortir du cirque d’Ulldeter, en passant par le parking des pistes. Du « col », la vue est splendide. Le Canigou se dresse devant nous, au loin. C’est l’objectif de la journée. Nous sommes l’un comme l’autre décidé à y dormir ce soir. Pas au refuge de Mariailles ni à celui des Cortalets mais bien au sommet !



On s’autorise un court détour pour aller se réfugier dans un petit abri de pierres, se protégeant ainsi du vent afin de savourer notre petit déjeuner. Les lumières matinales sont splendides.



On passera la matinée à artiller la superbe ligne de crête. Au Mort de l’Escoua, on aperçoit pour la première fois la mer méditerranée. Que d’émotions ! La satisfaction de voir enfin la ligne d’arrivée et déjà la tristesse, la mélancolie, de l’aventure qui touche à sa fin. Enfin, il nous reste encore 4 jours de marche, dont au moins une très grosse étape. Alors on enchaine !



Passage aux Esquerres de Rotjas, au col del Vent (qui porte extrêmement bien son nom), à l’immense plat Guilhem et enfin descente sur le refuge de Mariailles, que nous atteindrons à 13h. Non contents d’y prendre une douche de 4minutes 30, on y améliorera notre repas avec un bon pâté et du pain. On fera aussi la rencontre de deux retraités qui se baladent sur les GR de cette partie des PO et qui déplorent de ne pas voir suffisamment d’animaux. On leur a évidemment conseillé cette partie facile de la HRP, très riche en faune locale.  Un autre jeune marcheur faisait quant à lui le premier quart de la haute route dans l’autre sens, en solitaire. Il ne nous rassure pas quant aux épreuves à venir, mais peu importe.

15h30. C’est après 2 heures et demi de pause que nous engageons l’ascension du Can’. Elle sera sans histoires, avalée en moins de 3h. On a définitivement progressé depuis notre départ d’Hendaye, et ça fait plaisir à voir. Antoine passe brillement la cheminée finale qui nécessite tout de même l’usage des mains et nous voilà au sommet.



La baffe. Ou plutôt le tir balistique intersidéral : la vue, dans ces lumières couchantes, est exceptionnelle. Certainement le plus beau point de vue, la plus belle ambiance, qu’on aura eue de toute la traversée. Les lumières rasantes du coucher de soleil donnent au panorama quelque chose de magique, sans parler de la mer ! 




On s’amusera à prendre des photos, à délirer… Mais aussi à tenter de déterminer les deux meilleures places pour dormir. Heureusement qu’on n’a pas la tente, il eut été difficile de la planter !


         
            On dîne à moitié dans nos duvets et on observe, ébahi, le coucher de soleil. La nuit sera dure, la très forte humidité ambiante couplée au froid nous empêchera presque de fermer l’œil. Mais peu importe, parce qu’à chaque fois qu’on se réveille, on peut profiter de toutes ces villes illuminées qui dessinent parfaitement la côte…

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